13/09/2008 Musique poitevine
Un peu de musique locale qui aurait pu trouver sa place dans la
rubrique "mazikamoi" . Mais bon, l'intérêt est aussi dans la
pratique de la langue, version chantée. C'est donc aussi bien
là.
Voici d'abord un morceau issu du répertoire traditionnel, enregistré en 1998 par Buff'grole, une formation des Deux-Sèvres. Et puis ... comment résister à l'envie de ressortir LE groupe de rock patoisant mythique "Jan do Fiao", sous la houlette de Yannick Jaulin. Enregistrement datant de 1987. Comment choisir un titre plutôt qu'un autre ?
Essayons toujours ...
D'abord, la présentation de Robert, ce petit gars sorti de sa ferme, en rupture avec son milieu et qui part sur les routes pour fuir l'odeur de la ferme et une vie trop étriquée. Il a besoin d'autre chose. Puis un jour, il a besoin de se retourner pour retrouver ses repères :
Est-ce son père qui se morfond dans ce grand champ de mogètes, en regrettant la fin du monde rural, l'exode des jeunes ? Probable :
... et ce Robert ne serait-il pas Yannick Jaulin lui-même ?
Dame, o se pourrait bé mais io sé pas. Faudra i demander mais tcheu que le répondra, o sera sûrement encore dos contes !
Voici d'abord un morceau issu du répertoire traditionnel, enregistré en 1998 par Buff'grole, une formation des Deux-Sèvres. Et puis ... comment résister à l'envie de ressortir LE groupe de rock patoisant mythique "Jan do Fiao", sous la houlette de Yannick Jaulin. Enregistrement datant de 1987. Comment choisir un titre plutôt qu'un autre ?
Essayons toujours ...
D'abord, la présentation de Robert, ce petit gars sorti de sa ferme, en rupture avec son milieu et qui part sur les routes pour fuir l'odeur de la ferme et une vie trop étriquée. Il a besoin d'autre chose. Puis un jour, il a besoin de se retourner pour retrouver ses repères :
Est-ce son père qui se morfond dans ce grand champ de mogètes, en regrettant la fin du monde rural, l'exode des jeunes ? Probable :
... et ce Robert ne serait-il pas Yannick Jaulin lui-même ?
Dame, o se pourrait bé mais io sé pas. Faudra i demander mais tcheu que le répondra, o sera sûrement encore dos contes !
17/08/2008 Festival 2008 du Nombril du Monde
Voilà.
C'est fini ...
Après des exercices intenses de dilatation abdominale, où les pertes de conscience l'ont disputé aux crises d'asthme rigolardes et autres tendinites des muscles zygomatiques, la biennale 2008 est close jusqu'à 2010 (forcément, une biennale ...).
Le symbole du Nombril est en forme de spirale. Chacun saisira donc de quoi l'on parle s'il est dit que ces trois jours de festivités vous emportent l'âme et le corps comme le vortex de la baignoire avale les eaux souillées et les poils perdus dans sa bonde.
Autre image plus radicale : celle de l'oeil du cyclone qui déplace indistinctement les vaches mal attachées ou les armoires normandes par-delà monts et vallées, sans leur demander leur avis.
En fait, soyons clair, rien ne saurait décrire fidèlement les évènements qui viennent de s'achever dans ce petit village de Gâtine, pas même les descriptions ci-dessus, qui ont pourtant le mérite d'être d'une clarté sans égal.
Par malheur, peu de gens étaient présents à l'heure pour la cérémonie de clôture puisqu'elle a eu lieu vendredi midi, c'est-à-dire ... au moment de l'ouverture. Cela pour une bonne raison : il faut se débarrasser au plus vite des cérémonies rasoir que tout festival de ce type se doit d'organiser (et ceci est la raison officielle, je n'invente rien).
Samedi midi, Jaulin nous a proposé un spectacle pour inaugurer les "24Heures Kronos" qui consistaient en une succession ininterrompue de contes à tous les coins du village jusqu'au lendemain même heure.
Aussi, une fois la nuit tombée, la Stabule s'est remplie de sacs de
couchage bercés par des histoires, de la soupe à l'oignon pour
tous, la projection d'un film muet sur fond d'accordéon, les
ronflements et les ivrognes divagations des rescapés du Tamenti
(voir plus loin).
Sur la photo, on voit encore quelques dormeurs. Normal, il fait
déjà grand jour. "La Stabule" aura été la principale scène durant
le weekend. Vers 5h du matin, une bonne centaine de duvets bien
garnis s'entassaient sur le sol, comme autant de grosses larves
multicolores se nourrissant d'histoires avant de réellement éclore
à l'aube naissante.
Notez que, par courtoisie, le propriétaire de la stabulation nous a fait l'honneur de ne pas y rentrer ses vaches, ce qui prouve le capital-sympathie de ce festival auprès des habitants du cru.
Une brigade était là pour la sécurité de la benaiserie (interdiction d'inciter les festivaliers au stress ou à l'agitation forcenée, sieste obligatoire pour stimuler l'imaginaire, ...)
Des hôtesses vous mettent en condition pour visiter le Jardin des
Histoires
Plus loin, on reproduit les grands conflits de l'histoire. Là
encore, chacun peut être figurant. C'est la fameuse "Grande
bataille de boue". Ici, fin de la reconstitution de la révolte des
mineurs d'une mine de charbon de Valenciennes en 1872.
On devine aisément à quel point le combat fut terrible. Un aperçu
vidéo a été déposé à l'adresse suivante :
http://fr.youtube.com/watch?v=jBXw0HtH0vo
On peut s'y référer mais bien sûr, on éloignera les enfants de l'écran, les scènes d'une telle violence ne devant pas perturber leur équilibre. En plus, ne perdons pas de vue que tout cela est traumatisant et qu'ils pourraient avoir envie d'en faire autant.
Et puis et surtout, peut-être, il y avait la finale mondiale du jeu de "T'as menti" (Tamenti pour les initiés).
Chacun pouvait constituer son équipe de 4 joueurs pour participer.
La règle ?
Très compliquée, mais simple, heureusement.
Il faut tenir le plus longtemps dans une joute verbale endiablée où les équipes se font face. Chaque concurrent reçoit un numéro et doit intervenir vite quand on l'interpelle, pour renvoyer la balle sur quelqu'un d'autre.
Le perdant boit un verre de grisou ou de montempougne, enfin quelque chose de sérieux. Car tout cela est très sérieux. Les qualifications ont eu lieu de minuit à 4h et ont maintenu tout le monde éveillé, y compris les habitants des villages voisins. Il faut dire que la parole était forte, ce qui constitue une donnée impérative du tamenti. Les arbitres étaient là pour juger et ne se sont pas privés pour mettre leur grain de sel dans le jeu. C'est en cela que la règle est un peu complexe, puisque l'équipe arbitrale peut décider soudainement d'un nouveau critère si ça lui chante, pourvu que l'ambiance générale du jeu soit fidèle à une éthique très souple et ... forcément arbitraire.
Le lecteur comprendra, au ton de cet article, qu'à Pougne-Hérisson, rien n'est très normal, que tout est fait pour secouer les clochettes de la raison.
Quantité d'animations toutes plus improbables les unes que les autres ont jailli de partout pendant trois jours et trois nuits. Au milieu de tout ça, on se sent un peu perdu si l'on se pose la funeste question de la limite entre le vrai et le faux, entre le sérieux et l'absurde.
On comprend vite qu'ici, tout est vrai et dès lors tout devient évident et lumineux.
D'ailleurs, la devise du Nombril du Monde le dit bien :
"IL FAUT LE CROIRE POUR LE VOIR"
La suite, qui ne saurait tarder, comportera d'autres détails où l'insolite devrait, là encore, prendre une grosse part du camembert.
C'est fini ...
Après des exercices intenses de dilatation abdominale, où les pertes de conscience l'ont disputé aux crises d'asthme rigolardes et autres tendinites des muscles zygomatiques, la biennale 2008 est close jusqu'à 2010 (forcément, une biennale ...).
Le symbole du Nombril est en forme de spirale. Chacun saisira donc de quoi l'on parle s'il est dit que ces trois jours de festivités vous emportent l'âme et le corps comme le vortex de la baignoire avale les eaux souillées et les poils perdus dans sa bonde.
Autre image plus radicale : celle de l'oeil du cyclone qui déplace indistinctement les vaches mal attachées ou les armoires normandes par-delà monts et vallées, sans leur demander leur avis.
En fait, soyons clair, rien ne saurait décrire fidèlement les évènements qui viennent de s'achever dans ce petit village de Gâtine, pas même les descriptions ci-dessus, qui ont pourtant le mérite d'être d'une clarté sans égal.
Par malheur, peu de gens étaient présents à l'heure pour la cérémonie de clôture puisqu'elle a eu lieu vendredi midi, c'est-à-dire ... au moment de l'ouverture. Cela pour une bonne raison : il faut se débarrasser au plus vite des cérémonies rasoir que tout festival de ce type se doit d'organiser (et ceci est la raison officielle, je n'invente rien).
Samedi midi, Jaulin nous a proposé un spectacle pour inaugurer les "24Heures Kronos" qui consistaient en une succession ininterrompue de contes à tous les coins du village jusqu'au lendemain même heure.
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Notez que, par courtoisie, le propriétaire de la stabulation nous a fait l'honneur de ne pas y rentrer ses vaches, ce qui prouve le capital-sympathie de ce festival auprès des habitants du cru.
Une brigade était là pour la sécurité de la benaiserie (interdiction d'inciter les festivaliers au stress ou à l'agitation forcenée, sieste obligatoire pour stimuler l'imaginaire, ...)
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On peut s'y référer mais bien sûr, on éloignera les enfants de l'écran, les scènes d'une telle violence ne devant pas perturber leur équilibre. En plus, ne perdons pas de vue que tout cela est traumatisant et qu'ils pourraient avoir envie d'en faire autant.
Et puis et surtout, peut-être, il y avait la finale mondiale du jeu de "T'as menti" (Tamenti pour les initiés).
Chacun pouvait constituer son équipe de 4 joueurs pour participer.
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Très compliquée, mais simple, heureusement.
Il faut tenir le plus longtemps dans une joute verbale endiablée où les équipes se font face. Chaque concurrent reçoit un numéro et doit intervenir vite quand on l'interpelle, pour renvoyer la balle sur quelqu'un d'autre.
Le perdant boit un verre de grisou ou de montempougne, enfin quelque chose de sérieux. Car tout cela est très sérieux. Les qualifications ont eu lieu de minuit à 4h et ont maintenu tout le monde éveillé, y compris les habitants des villages voisins. Il faut dire que la parole était forte, ce qui constitue une donnée impérative du tamenti. Les arbitres étaient là pour juger et ne se sont pas privés pour mettre leur grain de sel dans le jeu. C'est en cela que la règle est un peu complexe, puisque l'équipe arbitrale peut décider soudainement d'un nouveau critère si ça lui chante, pourvu que l'ambiance générale du jeu soit fidèle à une éthique très souple et ... forcément arbitraire.
Le lecteur comprendra, au ton de cet article, qu'à Pougne-Hérisson, rien n'est très normal, que tout est fait pour secouer les clochettes de la raison.
Quantité d'animations toutes plus improbables les unes que les autres ont jailli de partout pendant trois jours et trois nuits. Au milieu de tout ça, on se sent un peu perdu si l'on se pose la funeste question de la limite entre le vrai et le faux, entre le sérieux et l'absurde.
On comprend vite qu'ici, tout est vrai et dès lors tout devient évident et lumineux.
D'ailleurs, la devise du Nombril du Monde le dit bien :
"IL FAUT LE CROIRE POUR LE VOIR"
La suite, qui ne saurait tarder, comportera d'autres détails où l'insolite devrait, là encore, prendre une grosse part du camembert.
03/08/2008 Brigitte Fontaine
Personnage fantasque qui suit son bonhomme de chemin artistique
touche-à-tout depuis plus de 40 ans, sans souci du succès.
Voici un morceau qui date des 70's. Brigitte n'avait pas bien révisé sa physique à l'école et Areski Belkacem lui faisait un cours particulier en musique.
Le suivant, plus récent, est tout aussi sérieux ...
A quand ces chefs-d'oeuvre dans les cours d'éveil musical pour nos chers bambins?
Voici un morceau qui date des 70's. Brigitte n'avait pas bien révisé sa physique à l'école et Areski Belkacem lui faisait un cours particulier en musique.
Le suivant, plus récent, est tout aussi sérieux ...
A quand ces chefs-d'oeuvre dans les cours d'éveil musical pour nos chers bambins?
03/08/2008 Boby Lapointe
La chanson française d'hier et d'aujourd'hui mérite qu'on s'y
arrête. Méfiance quand même avec Boby car se pencher sur ses textes
peut s'avérer renversant. On n'entre pas dans ses chansons comme
ça, il faut un peu de préparation. Le terrain est miné de jeux de
mots (laids, comme il dit), on doit donc avancer sur la pointe des
pieds (bien sûr !).
Voici les paroles (approximativement !) :
LE TUBE DE TOILETTE (B. LAPOINTE)
- Pour faire un tube de toilette
en chantant sur cet air bête
avec des jeux de mots laids
il faut pondre des couplets.
* Permets que je te réponde,
c'est sûr il faut que tu les pondes.
-Oh! mais que dois-je pondre ?
Que ponds-je ? que ponds-je ?
(cotcotcotcotcot cocococot-cot!)
* le dernier mot qui t'a servi était "ponds-je"
- serviette-éponge, parfait
* Allez, vas-y je vais t'aider
- J'apprécie quand de toi l'aide ...
* gant de toilette
- ... me soutient, cela va beau- ...
* ce lavabo
- ...coup plus vite, c'est bien la vé- ...
* c'est bien lavé
- ...rité ça nous le savons.
"Ah, nous le savons de toilette !"
- Sur ce piano les touches t'y aident
* les douches tièdes
- Ton air est bon, mais mon chant point
* mais mon shampooing
- il sera peut-être pas sale demain
* salle de bains
- il m'aura en tout cas miné
"Cabinet de toilette !"
* Eau chaude, eau froide, eau mitigée
- Cette salade, on verra dans ...
* un verre à dents
- ... un instant si c'est le bide et ...
* c'est le bidet
- Est-ce à répéter ou à taire ?
* t'es au water
- il vaudrait mieux que d'autres la vendent
* eau de lavande, eau de toilette
"Eau chaude, eau froide, eau mitigée !"
- Ma face de carème harassée
* crème à raser
- pour sûr aura ce soir les tics
* rasoir électrique
- ils feront rire les gosses, mes tics
* les cosmétiques
-sous ma gueule d'empeigne à moustache
"Peigne à moustache, cosmétiques,
crème à raser, rasoir électrique,
serviette-éponge, chanson de toilette
très poétique, Toc !"
Pour la bonne bouche, voici un de ses morceaux d'anthologie :
"Saucisson de cheval" ... et en dessert, la suite :
LE TUBE DE TOILETTE (B. LAPOINTE)
- Pour faire un tube de toilette
en chantant sur cet air bête
avec des jeux de mots laids
il faut pondre des couplets.
* Permets que je te réponde,
c'est sûr il faut que tu les pondes.
-Oh! mais que dois-je pondre ?
Que ponds-je ? que ponds-je ?
(cotcotcotcotcot cocococot-cot!)
* le dernier mot qui t'a servi était "ponds-je"
- serviette-éponge, parfait
* Allez, vas-y je vais t'aider
- J'apprécie quand de toi l'aide ...
* gant de toilette
- ... me soutient, cela va beau- ...
* ce lavabo
- ...coup plus vite, c'est bien la vé- ...
* c'est bien lavé
- ...rité ça nous le savons.
"Ah, nous le savons de toilette !"
- Sur ce piano les touches t'y aident
* les douches tièdes
- Ton air est bon, mais mon chant point
* mais mon shampooing
- il sera peut-être pas sale demain
* salle de bains
- il m'aura en tout cas miné
"Cabinet de toilette !"
* Eau chaude, eau froide, eau mitigée
- Cette salade, on verra dans ...
* un verre à dents
- ... un instant si c'est le bide et ...
* c'est le bidet
- Est-ce à répéter ou à taire ?
* t'es au water
- il vaudrait mieux que d'autres la vendent
* eau de lavande, eau de toilette
"Eau chaude, eau froide, eau mitigée !"
- Ma face de carème harassée
* crème à raser
- pour sûr aura ce soir les tics
* rasoir électrique
- ils feront rire les gosses, mes tics
* les cosmétiques
-sous ma gueule d'empeigne à moustache
"Peigne à moustache, cosmétiques,
crème à raser, rasoir électrique,
serviette-éponge, chanson de toilette
très poétique, Toc !"
Pour la bonne bouche, voici un de ses morceaux d'anthologie :
"Saucisson de cheval" ... et en dessert, la suite :
20/07/2008 Engagez-vous (ou pas) !
Profitons du petit espace de liberté procuré par ce blog pour vous
entretenir d'un grave sujet.
Et d'emblée, afin d'éviter un malentendu, précisons quelques petits points : ceci n'est pas un brûlot. Il n'a jamais été question de réserver ces pages à des discours engagés (voire enragés) sur des questions de société qui nous dépassent tous : laissons plutôt nos élus et nos technocrates s'occuper de nos affaires. Car enfin, les uns sont issus des écoles les plus prestigieuses et ne sauraient donc souffrir la contradiction, et les autres sont sortis de nos urnes : nous les avons mis en place en toute confiance, ils doivent donc pouvoir agir en toute liberté, pendant que nous vaquons à nos basses occupations de petites gens.
Pour les curieux qui, malgré tout, voudraient découvrir d'autres manières de voir les choses, qu'on ne compte pas sur moi pour perdre mon temps à de tels enfantillages. Mais, parce que je suis bon prince, je leur en laisse quand même la possibilité : qu'ils cliquent sur quelques-uns des liens qui se trouvent sur la colonne de gauche ("non-à-lintox", "indymedia", ou autres) et ils auront un aperçu de ce qui peut émaner de certaines âmes égarées.
Mais méfiance : on touche là des milieux dangereux qui ont une fâcheuse tendance à évoluer en circuit fermé, où l'auto-persuasion est de mise et se mêle à un sentiment selon lequel des complots seraient ourdis contre les peuples. Un conseil : ne vous laissez pas ensevelir sous ces monceaux d'insanités qu'aucune base sérieuse ne viendra étayer. Ce ne sont qu'élucubrations dues à l'oisiveté, au désoeuvrement d'individus pervers, désireux de semer le désordre dans notre belle société.
Et ce ne sont pas quelques malheureux contre-exemples, quelques faits isolés qui doivent nous faire douter des bienfaits de notre joli monde.
je pense ici au nucléaire et à ses infimes rejets d'uranium dans l'eau potable, ces jours derniers.
Je pense à Clearstream, une soi-disant machine à laver l'argent sale luxembourgeoise, où toutes les multinationales du monde feraient recycler leurs pots-de-vin et magouilles à travers les banques des paradis fiscaux.
Je pense à la caisse noire anti-grèves du patronat, dont on dit qu'elle existerait depuis le début du 20ème siècle et qu'elle n'aurait fait que s'amplifier à partir des mouvements contestataires de 1968. On affirme même que ces sommes proviendraient des richesses produites par les ouvriers dans les usines ...
Fadaises ! Si c'était vrai, il y a longtemps que nos démocraties occidentales y auraient mis fin.
Je pourrais ici ajouter quantité de rumeurs similaires (aussi absurdes qu'impossibles à éteindre) mais tel n'est pas mon propos. Il vous suffira d'aller vous instruire convenablement dans des sources d'informations respectables, dignes de ce nom, pour jeter aux orties tous ces déchets de l'esprit.
Mais venons-en aux faits.
Ce qui motive ce modeste petit cri du coeur est un problème qui nous touche tous et toutes. Chacun d'entre nous a été confronté au moins une fois à cette anomalie majeure qui gâche notre vie quotidienne.
Car il ne s'agit pas ici de parler de ces questions abstraites qui n'ont pour but que de fatiguer inutilement notre mental.
Je veux parler ici du grave problème des rallonges électriques.
Vous aussi vous êtes retrouvé démuni face à cette cruelle situation ? Un fait tellement commun que lorsqu'on en est ressorti, on n'y pense déjà plus.
Remettons-nous dans le contexte.
Vous voulez tester le dernier disque dur, la toute nouvelle imprimante juste achetée, ou que sais-je, le grille-pain en acier chromé reçu en cadeau d'anniversaire.
Il vous faut du courant. Vous cherchez donc une applique mais elles sont toutes utilisées. Alors vous suivez un câble électrique sur plusieurs mètres, en passant derrière le canapé et l'armoire normande pour rejoindre votre but : un bloc multi-prises où, par bonheur, il reste un emplacement disponible.
Par bonheur ? Pas si sûr. Vous sentez déjà poindre sur votre tempe une première goutte de sueur car vous savez que, dans les instants qui vont suivre, vous passerez peut-être par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
Vous voilà donc face à cet objet qui, vous le voyez, semble vous narguer de ses deux trous tels des yeux ronds, et de sa prise de terre qui semble une langue tirée par provocation vers vous.
Pour cacher cette chose affreuse qui fait remonter en vous l'angoissante impression de déjà-vu, vous vous empressez de plaquer dessus votre prise mâle.
Est-ce la maladresse? Toujours est-il que ... ça bloque.
Les ennuis commencent ...
Vous réessayez, en vous plaçant un peu mieux, mais non, nouvel échec.
Et là, vous réalisez la situation : vous butez contre la "sécurité enfants". Et vous le savez, vous allez recommencer autant de fois qu'il le faudra, et à chaque fois vos nerfs vont s'aiguiser un peu plus, jusqu'à la rage peut-être. Et c'est ce "peut-être" qui est le pire. Car vos essais pourront rester infructueux pendant une heure tout comme ils pourront ne durer que quinze secondes.
Combien de fois avez-vous fini par tordre les broches de la prise de votre appareil en mettant toute votre force, décuplée par l'énervement ? Et dans ce cas, impossible de tester votre matériel sans réparation de fortune ... échec total. Mais une autre fois, sans prévenir, la "sécurité enfants" pourra céder d'un coup, sans prévenir, par bonheur et vous pouvez reprendre vos activités comme si de rien n'était.
Par bonheur ? Voire ... Car vous le savez au fond de vous-même : la prochaine fois, ce sera la même chose, vous ne saurez pas combien de temps cela durera, jusqu'où vous irez dans l'énervement.
Une fois votre colère passée, vous vous direz que cela vous a fait perdre du temps et beaucoup d'énergie.
Surtout, vous sentirez que vous avez été le jouet d'un misérable bloc de plastique et que tout est dû à une sécurité dite "enfants".
Viendra alors le sentiment d'humiliation, alors qu'on pensait être un adulte accompli, responsable et mûr. "Demain, vous direz-vous, je serai encore comme cet écolier que j'étais devant un problème de maths censé être facile à résoudre ... "
Toute la misère humaine pourrait se résumer à ça ...
Aussi, malgré ma réticence face aux activités militantes, je me décide à lancer un appel.
Il faut s'organiser, tenter de créer un mouvement d'ampleur contre cette injustice des temps modernes.
Faisons en sorte de sensibiliser tous nos proches, rédigeons des tracts, contactons les médias pour obtenir satisfaction.
1 - Que toutes les "sécurités enfants" disparaissent de nos rallonges électriques, afin de nous préserver de crises de nerfs qui peuvent mettre en péril l'équilibre de la nation.
2 - Que l'on nous explique le principe qui permet à ces sécurités de fonctionner de manière totalement aléatoire.
3 - Que les sociétés fabriquant ces systèmes soient punies en reversant des indemnités à toutes les victimes passées de ce fléau social.
Et d'emblée, afin d'éviter un malentendu, précisons quelques petits points : ceci n'est pas un brûlot. Il n'a jamais été question de réserver ces pages à des discours engagés (voire enragés) sur des questions de société qui nous dépassent tous : laissons plutôt nos élus et nos technocrates s'occuper de nos affaires. Car enfin, les uns sont issus des écoles les plus prestigieuses et ne sauraient donc souffrir la contradiction, et les autres sont sortis de nos urnes : nous les avons mis en place en toute confiance, ils doivent donc pouvoir agir en toute liberté, pendant que nous vaquons à nos basses occupations de petites gens.
Pour les curieux qui, malgré tout, voudraient découvrir d'autres manières de voir les choses, qu'on ne compte pas sur moi pour perdre mon temps à de tels enfantillages. Mais, parce que je suis bon prince, je leur en laisse quand même la possibilité : qu'ils cliquent sur quelques-uns des liens qui se trouvent sur la colonne de gauche ("non-à-lintox", "indymedia", ou autres) et ils auront un aperçu de ce qui peut émaner de certaines âmes égarées.
Mais méfiance : on touche là des milieux dangereux qui ont une fâcheuse tendance à évoluer en circuit fermé, où l'auto-persuasion est de mise et se mêle à un sentiment selon lequel des complots seraient ourdis contre les peuples. Un conseil : ne vous laissez pas ensevelir sous ces monceaux d'insanités qu'aucune base sérieuse ne viendra étayer. Ce ne sont qu'élucubrations dues à l'oisiveté, au désoeuvrement d'individus pervers, désireux de semer le désordre dans notre belle société.
Et ce ne sont pas quelques malheureux contre-exemples, quelques faits isolés qui doivent nous faire douter des bienfaits de notre joli monde.
je pense ici au nucléaire et à ses infimes rejets d'uranium dans l'eau potable, ces jours derniers.
Je pense à Clearstream, une soi-disant machine à laver l'argent sale luxembourgeoise, où toutes les multinationales du monde feraient recycler leurs pots-de-vin et magouilles à travers les banques des paradis fiscaux.
Je pense à la caisse noire anti-grèves du patronat, dont on dit qu'elle existerait depuis le début du 20ème siècle et qu'elle n'aurait fait que s'amplifier à partir des mouvements contestataires de 1968. On affirme même que ces sommes proviendraient des richesses produites par les ouvriers dans les usines ...
Fadaises ! Si c'était vrai, il y a longtemps que nos démocraties occidentales y auraient mis fin.
Je pourrais ici ajouter quantité de rumeurs similaires (aussi absurdes qu'impossibles à éteindre) mais tel n'est pas mon propos. Il vous suffira d'aller vous instruire convenablement dans des sources d'informations respectables, dignes de ce nom, pour jeter aux orties tous ces déchets de l'esprit.
Mais venons-en aux faits.
Ce qui motive ce modeste petit cri du coeur est un problème qui nous touche tous et toutes. Chacun d'entre nous a été confronté au moins une fois à cette anomalie majeure qui gâche notre vie quotidienne.
Car il ne s'agit pas ici de parler de ces questions abstraites qui n'ont pour but que de fatiguer inutilement notre mental.
Je veux parler ici du grave problème des rallonges électriques.
Vous aussi vous êtes retrouvé démuni face à cette cruelle situation ? Un fait tellement commun que lorsqu'on en est ressorti, on n'y pense déjà plus.
Remettons-nous dans le contexte.
Vous voulez tester le dernier disque dur, la toute nouvelle imprimante juste achetée, ou que sais-je, le grille-pain en acier chromé reçu en cadeau d'anniversaire.
Il vous faut du courant. Vous cherchez donc une applique mais elles sont toutes utilisées. Alors vous suivez un câble électrique sur plusieurs mètres, en passant derrière le canapé et l'armoire normande pour rejoindre votre but : un bloc multi-prises où, par bonheur, il reste un emplacement disponible.
Par bonheur ? Pas si sûr. Vous sentez déjà poindre sur votre tempe une première goutte de sueur car vous savez que, dans les instants qui vont suivre, vous passerez peut-être par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
Vous voilà donc face à cet objet qui, vous le voyez, semble vous narguer de ses deux trous tels des yeux ronds, et de sa prise de terre qui semble une langue tirée par provocation vers vous.
Pour cacher cette chose affreuse qui fait remonter en vous l'angoissante impression de déjà-vu, vous vous empressez de plaquer dessus votre prise mâle.
Est-ce la maladresse? Toujours est-il que ... ça bloque.
Les ennuis commencent ...
Vous réessayez, en vous plaçant un peu mieux, mais non, nouvel échec.
Et là, vous réalisez la situation : vous butez contre la "sécurité enfants". Et vous le savez, vous allez recommencer autant de fois qu'il le faudra, et à chaque fois vos nerfs vont s'aiguiser un peu plus, jusqu'à la rage peut-être. Et c'est ce "peut-être" qui est le pire. Car vos essais pourront rester infructueux pendant une heure tout comme ils pourront ne durer que quinze secondes.
Combien de fois avez-vous fini par tordre les broches de la prise de votre appareil en mettant toute votre force, décuplée par l'énervement ? Et dans ce cas, impossible de tester votre matériel sans réparation de fortune ... échec total. Mais une autre fois, sans prévenir, la "sécurité enfants" pourra céder d'un coup, sans prévenir, par bonheur et vous pouvez reprendre vos activités comme si de rien n'était.
Par bonheur ? Voire ... Car vous le savez au fond de vous-même : la prochaine fois, ce sera la même chose, vous ne saurez pas combien de temps cela durera, jusqu'où vous irez dans l'énervement.
Une fois votre colère passée, vous vous direz que cela vous a fait perdre du temps et beaucoup d'énergie.
Surtout, vous sentirez que vous avez été le jouet d'un misérable bloc de plastique et que tout est dû à une sécurité dite "enfants".
Viendra alors le sentiment d'humiliation, alors qu'on pensait être un adulte accompli, responsable et mûr. "Demain, vous direz-vous, je serai encore comme cet écolier que j'étais devant un problème de maths censé être facile à résoudre ... "
Toute la misère humaine pourrait se résumer à ça ...
Aussi, malgré ma réticence face aux activités militantes, je me décide à lancer un appel.
Il faut s'organiser, tenter de créer un mouvement d'ampleur contre cette injustice des temps modernes.
Faisons en sorte de sensibiliser tous nos proches, rédigeons des tracts, contactons les médias pour obtenir satisfaction.
1 - Que toutes les "sécurités enfants" disparaissent de nos rallonges électriques, afin de nous préserver de crises de nerfs qui peuvent mettre en péril l'équilibre de la nation.
2 - Que l'on nous explique le principe qui permet à ces sécurités de fonctionner de manière totalement aléatoire.
3 - Que les sociétés fabriquant ces systèmes soient punies en reversant des indemnités à toutes les victimes passées de ce fléau social.






